🍂 1er septembre et Chǔ Shǔ : pourquoi suivre la diĂ©tĂ©tique chinoise selon les Jie Qi ? (et pourquoi c’est moins « chiiiant » qu’il n’y paraĂźt)


🍂 1er septembre et Chǔ Shǔ : pourquoi suivre la diĂ©tĂ©tique chinoise selon les Jie Qi ? (et pourquoi c’est moins « chiiiant » qu’il n’y paraĂźt)


Nous y sommes.
1er septembre.

Les fournitures scolaires ont refait surface, les shorts commencent Ă  sembler un peu optimistes, et pourtant
 nous sommes encore techniquement en Chǔ Shǔ (ć€„æš‘), la « fin de la chaleur ».

Oui, le calendrier chinois se moque un peu de notre calendrier grégorien.

L’étĂ© n’a pas encore totalement rendu les armes, mĂȘme si les matins sentent dĂ©jĂ  l’automne.

Et c’est exactement pour ça que la diĂ©tĂ©tique selon les 24 Jie Qi est si maligne.


À quoi ça sert, au juste, cette histoire de Jie Qi dans l’assiette ?

La médecine traditionnelle chinoise ne vous demande pas de devenir un moine qui mùche du millet en regardant le soleil se lever.
Elle vous propose simplement d’arrĂȘter de manger comme si les saisons n’existaient pas.


En suivant les Jie Qi, on adapte progressivement :

  1. la nature des aliments (frais, tiùde, neutre
),
  2. les modes de cuisson,
  3. les quantités,
  4. et mĂȘme le rythme des repas.

Le but ?

Soutenir les organes qui sont « de service » Ă  ce moment-lĂ , Ă©viter d’épuiser la Rate, de dessĂ©cher les Poumons ou de mettre le Foie en mode « je suis stressĂ© et je le fais payer Ă  tout le monde ».


Les vrais avantages (sans bullshit)


On digĂšre mieux
Parce qu’on arrĂȘte de forcer le systĂšme digestif avec des cruditĂ©s glacĂ©es en plein mois d’aoĂ»t ou des plats trop lourds quand la chaleur rĂ©siduelle traĂźne encore.


On a plus d’énergie (sans avoir besoin de trois cafĂ©s)
Quand l’alimentation suit le mouvement de la nature, le Qi circule plus librement. RĂ©sultat : moins de coups de barre Ă  15h et moins d’envies de sieste aprĂšs le dĂ©jeuner.


On prĂ©vient plutĂŽt qu’on rĂ©pare
Au lieu d’attendre d’avoir la peau sĂšche, la gorge qui racle ou les intestins en grĂšve, on anticipe. C’est du soin prĂ©ventif dĂ©guisĂ© en cuisine du quotidien.


Ça simplifie la vie
Plus besoin de se poser dix questions existentielles devant le frigo.

La saison vous souffle dĂ©jĂ  une bonne partie des rĂ©ponses : « Tiens, les poires sont lĂ , les courgettes commencent Ă  fatiguer, les champignons arrivent
 »


Et surtout
 ça redonne du sens
Manger devient un petit acte d’alignement avec le monde, plutĂŽt qu’une simple obligation calorique. Et franchement, dans un univers oĂč tout va trop vite, c’est presque subversif.


Petite mise en garde humoristique

Attention : suivre les Jie Qi ne veut pas dire devenir le genre de personne qui refuse une tarte aux pommes en septembre parce que « ce n’est pas encore tout Ă  fait Bai Lu ».
La diététique chinoise est souple.

Elle aime les tendances, pas les dogmes.

Si vous mangez une glace le 1er septembre parce que la chaleur est encore là, l’univers ne s’effondrera pas. Il haussera juste un sourcil et attendra que vous reveniez vers quelque chose de plus tiùde le lendemain.


En résumé

Suivre la diĂ©tĂ©tique des Jie Qi, c’est un peu comme avoir un GPS intĂ©rieur pour l’alimentation.
Pas besoin d’ĂȘtre parfait.

Il suffit d’écouter un minimum ce que la saison propose, d’allĂ©ger ce qui fatigue et de nourrir ce qui a besoin de soutien.


Et en ce 1er septembre, alors que Chǔ Shǔ bat son plein, c’est le moment idĂ©al pour commencer (ou recommencer) tout en douceur.

Si vous voulez aller plus loin, mes livrets sur les Jie Qi sont lĂ  pour ça : comprendre la saison, puis passer Ă  table sans se prendre la tĂȘte.


Bon Qi de septembre (et bon retour de la rentrée, courage) !


Laisser un commentaire