Février : L’origine fascinante du nom de ce mois hivernal
Février, ce mois court et souvent discret, porte en lui une histoire riche et symbolique qui remonte à l’Antiquité romaine.
Bien plus qu’un simple « deuxième mois » de notre calendrier grégorien, son nom raconte une quête ancestrale de purification, de renouveau et de préparation à la nouvelle année.
En naturopathie comme dans les traditions anciennes, février nous invite à un nettoyage intérieur – un thème qui résonne parfaitement avec nos pratiques de détox douce, de reminéralisation et de recharge vitale en fin d’hiver.
Plongeons ensemble dans l’étymologie et l’histoire de ce nom si particulier !
Le principe fondamental : le mois de la purification.
Le mot « février » vient directement du latin februarius (ou febrarius en latin populaire), qui signifie littéralement « mois des purifications ».
Ce terme est dérivé du verbe februare, « purifier », et du substantif februum ou februa, désignant les moyens ou les rites de purification.
Dans le calendrier romain antique, février était souvent le dernier mois de l’année (l’année commençait en mars, avec le printemps et les campagnes militaires).
C’était donc le moment idéal pour clore le cycle : expier les fautes, nettoyer les impuretés accumulées, honorer les défunts et préparer un renouveau purifié.
Un dicton inspiré des anciens pourrait être : « Février purifie ce que l’année a sali ; qui se lave en hiver renaît au printemps sans fardeau. »
En histoire et mythologie : les rites de Februa et les divinités associées.
Les Romains célébraient en février les Februa (ou Lupercales autour du 15 février), des rituels de purification et d’expiation.
On utilisait des branches de sapin ou des lanières de peau de bouc (appelées februa) pour frapper symboliquement les personnes et les purifier.
Ces fêtes étaient liées au monde des morts (les mânes), à la fertilité et à la protection contre les influences néfastes.
Certains associent le nom à Februus, une divinité étrusque (puis romaine) de la mort, de la purification et des richesses souterraines – un dieu chtonien qui aidait à libérer les âmes et à purger les souillures.
D’autres le relient à Junon Februata ou Februa, aspect de Junon lié à la purification, à la fièvre purificatrice (febris) et au renouveau féminin.
La MTC et la naturopathie occidentale font écho à cette idée : février, fin d’hiver, est le temps de consolider le terrain, d’éliminer les toxines stagnantes (froid, humidité, mucus) et de préparer le corps à l’émergence du printemps – un vrai « nettoyage de printemps » anticipé !
L’évolution du calendrier et du nom.
À l’origine, le calendrier romain n’avait que 10 mois (304 jours) ; les jours d’hiver restaient « sans mois ».
Vers 713 av. J.-C., le roi Numa Pompilius aurait ajouté janvier et février pour aligner l’année sur 355 jours lunaires environ.
Février, court (28 jours), était placé en fin d’année pour « combler » et purifier.
Plus tard, avec Jules César et le calendrier julien (puis grégorien en 1582), février reste au deuxième rang, mais conserve son nom chargé de sens.
En vieux français, on le nommait déjà « fevrier » dès le XIIe siècle, et en anglais ancien, on l’appelait solmonað (« mois de la boue ») ou kale-monath (« mois du chou ») – des noms plus terre-à-terre qui rappellent la boue hivernale et les légumes racines !
Conseils naturopathiques inspirés de cette origine.
Puisque février évoque la purification, profitons-en pour des gestes doux et profonds :
• Boire des infusions dépuratives : ortie, pissenlit, bardane, thym – pour drainer reins et foie.
• Privilégier les aliments « nettoyants » : racines (carottes, betteraves), choux, algues, haricots noirs – riches en minéraux pour reminéraliser sans alourdir.
• Pratiques de purification : bains chauds au sel et romarin, brossage à sec, sauna doux, ou jeûne intermittent léger.
• Éviter ce qui « encrasse » : excès de sucre, produits laitiers, aliments froids.
Ces rites modernes font écho aux anciens februa : purifier pour accueillir le neuf avec légèreté.
En résumé.
Février n’est pas seulement le mois le plus court ; c’est le « mois de la purification », un legs romain qui nous rappelle l’importance de clore les cycles avec soin, de nettoyer corps et esprit, et de préparer le terrain pour le renouveau. En naturopathie, c’est une invitation puissante à l’intériorité, à la détox douce et à la recharge vitale – avant que le printemps ne pointe vraiment.
Comme le disent les sagesses anciennes : « Purifie en février, et fleuriras en mai. »

