Chandeleur : L’origine fascinante de cette fête des lumières et des crêpes
Le 2 février, la Chandeleur illumine nos cuisines et nos tables avec des piles de crêpes dorées. Cette fête joyeuse, gourmande et symbolique n’est pas seulement l’occasion de retourner une crêpe avec une pièce dans la main gauche : elle porte en elle une histoire millénaire mêlant rites païens, symbolisme de la lumière et tradition chrétienne.
En naturopathie, où l’on célèbre le retour progressif de la vitalité après l’hiver, la Chandeleur résonne comme un pont vers le renouveau – un moment pour se faire du bien, partager et accueillir l’allongement des jours.
Plongeons ensemble dans l’étymologie et l’histoire de cette fête si particulière !
Le principe fondamental : la fête des chandelles et le retour de la lumière.
Le mot « Chandeleur » vient du latin festa candelarum, qui signifie littéralement « la fête des chandelles » (candela : chandelle ou bougie).
Cette étymologie souligne le cœur de la célébration : la lumière qui triomphe peu à peu de l’obscurité hivernale.
Fêtée chaque année le 2 février, soit exactement 40 jours après Noël, la Chandeleur marque la fin officielle du cycle de la Nativité (on range la crèche ce jour-là dans les églises). C’est un moment de transition : les jours s’allongent visiblement, la lumière revient, et avec elle, l’espoir d’un printemps proche.
Un adage populaire pourrait dire : « À la Chandeleur, l’hiver se fend ou reprend ; qui fait des crêpes voit l’année sourire. »
En histoire et mythologie : des origines païennes christianisées.
Les racines de la Chandeleur sont doubles et entrelacées :
Côté païen : Avant le christianisme, février était le mois des fêtes de la lumière et de la fertilité.
Chez les Celtes, la fête d’Imbolc (autour du 1er février) célébrait le réveil de la terre, la déesse Brigid et le retour du soleil.
Chez les Romains, la festa candelarum (fête des chandelles) ou les Lupercales (mi-février) honoraient le renouveau avec des processions aux flambeaux, symboles de purification, de fertilité et de protection contre les forces hivernales.
Côté chrétien : Au Ve siècle, le pape Gélase Ier (vers 494) christianise ces rites
pour les remplacer par la fête de la Présentation de Jésus au Temple (Luc 2:22-
40).
Selon l’Évangile, Marie et Joseph présentent l’enfant Jésus au Temple 40
jours après sa naissance, et le prophète Siméon le reconnaît comme « la lumière
pour éclairer les nations ».
Pour supplanter les processions païennes, Gélase organise des processions aux chandelles bénites, symboles du Christ-Lumière.
La légende raconte qu’il distribua des galettes aux pèlerins affamés ce jour-là – une origine possible de la tradition des crêpes !
La forme ronde et dorée des crêpes évoque le soleil, la prospérité et le cycle des saisons. Les paysans utilisaient la farine restante de l’hiver pour en faire, marquant la fin des réserves et l’espoir d’une bonne récolte. Tenir une pièce dans la main gauche en retournant la crêpe porte chance pour l’année !
L’évolution de la tradition en France.
Au fil des siècles, la Chandeleur devient une fête populaire en France : processions aux cierges dans les églises, bénédiction des chandelles pour protéger les foyers, et surtout, la confection de crêpes en famille.
En Bretagne, on parle parfois de galettes de sarrasin ; partout, c’est l’occasion de partager, de rire et de célébrer la lumière qui grandit.
En naturopathie, cette date tombe pile au moment où l’on sent le corps prêt à sortir de l’hiver : on peut y voir un symbole de détox douce (purification païenne), de recharge vitale (lumière du Christ ou du soleil) et de joie partagée – des valeurs alignées avec le bien-être holistique.
Conseils naturopathiques inspirés de la Chandeleur.
Puisque la Chandeleur célèbre la lumière et le renouveau, profitons-en pour des gestes simples :
• Manger des crêpes maison avec des ingrédients sains : farine bio (blé, sarrasin, pois chiche), lait végétal, œufs fermiers, garnitures naturelles (miel, fruits frais, chocolat noir, compote).
• Allumer une bougie (naturelle, en cire d’abeille) pour symboliser la lumière intérieure et stimuler la vitalité.
• Faire une petite détox douce : tisane d’ortie ou pissenlit pour drainer, promenade au soleil pour capter la vitamine D.
• Privilégier les aliments « solaires » : agrumes, carottes, œufs, noix – pour booster l’immunité et l’énergie.
- Éviter les excès de sucre raffiné pour ne pas alourdir le terrain en cette fin d’hiver.
En résumé.
La Chandeleur, bien plus qu’une « fête des crêpes », est une célébration ancestrale de la lumière qui revient après l’obscurité hivernale.
Issue de rites païens de fertilité et de purification, elle a été magnifiquement christianisée pour honorer la Présentation de Jésus comme Lumière du monde.
Aujourd’hui, elle nous invite à la joie, au partage et à l’optimisme : les jours grandissent, le printemps approche !
Comme le disent les traditions : « À la Chandeleur, quarante jours d’hiver s’envolent ou reviennent ; mais avec une crêpe, tout sourit. »
Et n’oubliez pas : la première crêpe, c’est souvent la plus ratée… mais la plus porte-bonheur !


Bonne fête des crêpes !
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