Bleu nuit, Dima Abdallah

Pamolico - critiques romans, cinéma, séries

Depuis des années, depuis tout petit, le narrateur de Dima Abdallah est poursuivi par ses douleurs, alors il se réfugie derrière ses rituels, ses incantations marmonnées, ses TOC, ses portes fermées plusieurs fois, ses interrupteurs actionnés encore et encore, ses serpillères et ses détergents. Il est poursuivi par ses deuils, par les prénoms de ceux qu’il a laissés derrière lui, qui l’ont laissé derrière eux. Il ne sort plus, incapable de mettre son corps en mouvement, de le faire marcher en plein jour, au grand air. Pourtant, après la perte de trop, il part, se terre cette fois dans la rue, abandonne ses clefs et choisit le trottoir, la ville, pour nouveau chez-lui, comme un moyen de guérir, de fuir, encore.

Si l’obscène de ce point de départ choque à une époque où les catastrophes humaines se succèdent, dans le gel et l’indifférence des passants, il reste impossible de quitter…

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