Le visage de pierre, William Gardner Smith

Pamolico - critiques romans, cinéma, séries

William Gardner Smith, de ses phrases sobres traduites par Brice Matthieussent, confronte Simeon, son héros, et tous ceux qui gravitent autour de lui à ce qu’il nomme le visage de pierre, ou le masque inhumain que revêt tout homme aveuglé par son étroitesse d’esprit, par sa haine de l’autre, sa bestialité. Américain, son protagoniste fuit Philadelphie et son racisme systémique pour le Paris des années 1960, la ville lumière, sa fête perpétuelle, les airs qui s’échappent des nightclubs, le goût du café de l’insouciance, sa musique faite des cris des vendeurs, plus gutturale que la langue américaine mais teintée d’une suave liberté. De l’autre côté de l’Atlantique, la peau noire de Simeon lui a valu d’être considéré comme un animal indigne, incapable, sans droits ou si peu. Désormais, il peut déambuler dans les rues sans crainte, sourire aux lèvres, yeux vers le ciel, débarrassé de cet instinct…

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