Le pouvoir du chien, Thomas Savage

Pamolico - critiques romans, cinéma, séries

Derrière ce titre mystérieux, extrait d’un psaume de la Bible, les pages que Thomas Savage écrivit en 1967 renferment une grande noirceur. À la fois roman sociologique et historique qui tend vers le western, Le pouvoir du chien déploie tout un imaginaire, celui des terres qui s’étendent à l’infini, où paissent vaches et chevaux, des cow-boys sans pudeur et sans manières, du mythe américain encore à construire.

La Grande Guerre est passée, les hommes sont revenus, les villes de l’Ouest vivotent tandis que certains éleveurs s’enrichissent. Le chemin de fer fait résonner des échos métalliques au loin; les Amérindiens ont quitté ces terres peu auparavant, contraints et forcés, leur ombre planant toujours sur la poussière. L’auteur les fait brièvement apparaître dans son roman, les rend touchants, venant ainsi contredire les convictions dominantes d’alors, nationalistes et racistes, incarnées par Phil. De même, il évoque, sans jamais la nommer, l’homosexualité, mais…

Voir l’article original 262 mots de plus

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s