Chevreuse, Patrick Modiano

Pamolico - critiques romans, cinéma, séries

Patrick Modiano, dont le premier prénom est Jean, comme son héros, fait errer ce dernier, sa persona qui apparaissait déjà dans L’horizon, dans les rues d’un Paris qui n’est plus et dans les venelles de sa mémoire, sur le fil entre rêve, souvenirs et réalité. En cela, Chevreuse n’est pas sans rappeler L’inconsolé de Kazuo Ishiguro, autre Prix Nobel, dans lequel un pianiste marche sans fin dans une ville anonyme, semblant se débattre, empesé par la poix onirique de la plume de l’auteur. Ici, Jean Bosmans n’est pas musicien mais écrivain. Il note les détails qu’il voit, insignifiants pour d’autres mais primordiaux pour lui – la moindre vétille est prétexte à retourner dans le passé, à se laisser ensevelir par ses flots agités et confus.

Les phrases sont courtes, hachées, autant que la chronologie est disloquée, les époques se dissolvant les unes dans les autres, les lieux…

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