Le nom de la rose | Umberto Eco

Les Petites Analyses

Le ciel, à l’ordinaire si clair, était devenu une voûte laiteuse qui stationnait au-dessus de milliers de foyers. Il ne fallait pas être devin pour prédire la suite. Le vent se lèverait, la luminosité baisserait à vue d’œil tandis que la chape nuageuse se remplirait d’un gris pesant avant de déverser son verdict. Il y eut une goutte. Puis une deuxième. Elle explosa bruyamment sur le sol. En l’espace d’un clignement de paupière ce fut le déluge. Il plut comme vache qui pisse des jours durant. La terre, autrefois friable, n’était plus qu’une soupe brunâtre avec laquelle il faudrait composer.

Y avait-il encore des personnes dehors de leur plein gré malgré ce temps? J’allumais le petit écran, la réponse fut immédiate. Des visages marqués par l’effort et des vélos crottés se faisaient rincer le dos depuis le matin dans des conditions climatiques dantesques. Au bout de six heures de pédalage…

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