Feu, Maria Pourchet

Pamolico - critiques romans, cinéma, séries

La langue de Maria Pourchet est habitée d’un feu ardent qui flambe, virevolte, s’envole vers le ciel, porté par son irrévérence. Le sujet de son roman est certes banal – l’adultère, les écrivains aiment à en parler, à décortiquer les émotions et le désamour, la décristallisation amoureuse gidienne en parallèle de la cristallisation stendhalienne. Pourtant, le ton de Feu en fait un livre singulier, flamboyant, plein d’une énergie à la fois rafraîchissante et émouvante.

Laure, professeure mariée et mère de deux filles, tombe amoureuse de Clément, banquier célibataire et père d’un bouvier-bernois qu’il adore et à qui il s’adresse. Les deux focalisations s’alternent : tantôt Laure est l’héroïne de ces pages, destinataire de passages rédigés à la seconde personne du singulier, tantôt Clément s’exprime, raconte ses malheurs à Papa, son chien. La passion embrase, fulgurance passagère dont les braises ne permettent pas forcément à l’amour de prendre feu. La…

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