Les prophètes, Robert Jones Jr.

Pamolico - critiques romans, cinéma, séries

D’un côté, les prophètes de ces divinités ancestrales nommées les «Sept». De l’autre, ceux qui portent la parole de Dieu, homme blanc tout-puissant, éclipsant la profondeur des ténèbres et la pureté des étoiles, manifestations fragiles des déités de là-bas, de ce territoire brûlé où les femmes avaient le pouvoir, où il faisait bon danser et rire, manger et chasser, dans une harmonie paisible sous le soleil africain. Tous cohabitent désormais dans un champ de coton, ligne blanche à l’horizon, d’une douceur trompeuse. Les toubabs, la Bible à la main, font régner l’ordre parmi leurs esclaves qui eux oscillent entre prêche chrétien et vénération magique des anciennes. Samuel et Isaiah, nommés ainsi par leur maître, s’aiment. Deux ombres se mêlent dans le foin de la grange où ils travaillent, non loin de la plantation où triment, cassés en deux, leurs frères et leurs sœurs. Pourtant, la différence et le péché…

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