Les douces, Judith Da Costa Rosa

Pamolico - critiques romans, cinéma, séries

Hannibal avait seize ans le jour où il s’est évaporé, évanoui dans le petit village d’Illès, laissant derrière lui ses douces, trois veuves adolescentes, trois jolies demoiselles amoureuses, creusant dans leur poitrine un trou béant. Zineb, Dolorès et Bianca le connaissaient depuis leurs huit ans et l’atelier de poterie où ils suivaient des cours. Son absence les a marquées à jamais, imprimant une empreinte douloureuse sur leur peau, et la découverte de son corps crée une nouvelle brèche en elles.

Judith Da Costa Rosa va d’un personnage à l’autre, de Zineb à Dolorès, de Dolorès à Bianca, de Bianca à Paco, de Paco à Joan, de Joan à Lisa. Elle mélange les perspectives, passé et présent, souvenirs et faits. Ainsi, les traits des douces se brouillent jusqu’à ne plus former qu’un seul visage, qu’un seul passé, qu’une seule silhouette de femme encore jeune, encore fille violentée par les années…

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