Harvey, Emma Cline

Pamolico - critiques romans, cinéma, séries

Emma Cline, en se glissant ainsi dans la peau d’Harvey Weinstein avant la fin de son procès, avant le verdict qui le privera de sa liberté, passe du côté de l’agresseur, un agresseur devenu presque aussi inoffensif qu’un enfant capricieux. Son roman si court, sa novella en fait, est d’un cynisme absolu, d’un pathétique incommensurable. Harvey, anti-héros par excellence, est dépeint comme un être fragile mais entêté, l’esprit brouillé par la douleur et par la nouvelle lubie qu’il s’est trouvée – adapter White Noise (Bruit de fond) de Don DeLillo qui habite la maison voisine, croit-il. Nous sommes bien loin de The Loudest Voice où l’harceleur, l’assaillant tout puissant, Roger Ailes, était présenté comme régnant sur son empire, indétrônable – à la place, Cline imagine un « monstre » devenu puéril, presque candide dans sa certitude de passer outre, outre la justice, en homme de vertu…

Voir l’article original 253 mots de plus

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s