Le colibri, Sandro Veronesi

Pamolico - critiques romans, cinéma, séries

La narration de ce roman est malicieuse, facétieuse, oscillant entre lettres, e-mails, dialogues touchants qui parfois confinent à l’absurde, et récit d’un réalisme tendre et souvent sarcastique où Sandro Veronesi ne peut s’empêcher de glisser un petit mot, comme grand maître bienveillant, architecte de cette vie qu’il déploie ou plutôt fragmente pour mieux révéler chaque facette de son protagoniste si attachant. Ici et là, un énoncé court vient rythmer la mélodie de ses phrases longues et pourtant toujours remarquablement claires, traduites d’une main de maître par Dominique Vittoz. Et puis elles s’essoufflent, soudainement, pour vingt pages, épousant l’état de Marco Carrera, oculiste, père, grand-père, amant, ex-époux, frère, fils, colibri et héros de Sandro Veronesi. L’oiseau reste fixe, ou presque, va à reculons, bat des ailes tant et si vite qu’elles en deviennent floues. Il est minuscule, lilliputien, un oiseau-mouche. Pour toutes ces raisons, Marco est assimilé à ce petit…

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