L’aube américaine, Joy Harjo

Pamolico - critiques romans, cinéma, séries

Joy Harjo écrit la douleur des Amérindiens, ceux qui ont dû partir de leur forêt, quitter leurs arbres, leurs fleurs et leurs rivières pour satisfaire le gouvernement d’Andrew Jackson – la Piste des Larmes ou la blessure lancinante qui a marqué ces peuples à jamais.

Ses vers hachent l’air, embrassent l’herbe, l’écorce des troncs et les pétales. Elle raconte les chants au coin du feu, le crépuscule mucogee qui meurt à l’horizon et la fumée qui s’élève vers le ciel, vers l’aube américaine. Elle rend hommage aux siens, à ses grands-parents et à ses parents, imprègne de coutumes et de croyances ces mots simples qui font éclore un monde, si semblable au monde que s’efforce de respecter le père cherokee de Betty dans le roman éponyme. Et puis l’arrachement à ces terres, à ce pouls de la planète, de Gaïa, pouls grâce auquel pulsait leur cœur de fils…

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