Constellations, Sinéad Gleeson

Pamolico - critiques romans, cinéma, séries

En lisant ces éclats de vie, d’aucuns réaliseront que Sinéad Gleeson n’a pas eu une existence aisée. Problèmes osseux, hanche de porcelaine, leucémie, kystes, césariennes – son corps a souffert. Du métal est éclaté partout en elle, à l’image d’étoiles dans le ciel. Alors pour raconter cette enveloppe qu’elle habite, elle mêle souvenirs et sensations, références artistiques parfois macabres, parfois féministes, toujours audacieuses. Elle dit la douleur, le sang, la soie des cheveux, la blancheur anesthésiée des hôpitaux, la froideur de ses lits et de ses visages, la condescendance médicale. Elle unit ses dissolutions pour les fondre en une seule, métal en fusion, couche après couche – dissolutions après dissolutions quand Philippe Lançon (Le lambeau) racontait une reconstruction. D’une plume imagée, elle fragmente ce qu’elle est tout en reliant les étoiles pour former des constellations, celles de sa vie, de son parcours de guerrière, des combats…

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