Tes ombres sur les talons, Carole Zalberg

Pamolico - critiques romans, cinéma, séries

Carole Zalberg a une écriture chantante, toute en finesse et en nuances. Elle rejette le verbe juste avant le point, aime à placer les compléments avant le prédicat, à alterner longs énoncés et phrases elliptiques. Elle commence par une narration à la première personne, raconte la malaise et le mal-être, les premiers échecs. Puis elle alternera entre le «elle» et le «tu», créant une présence chaleureuse qui réconforte Melissa, son héroïne. Les premières pages brossent le portrait d’une jeune femme calme et un peu seule, à part, intelligente mais sans grande confiance en elle, de sa famille de petites gens à la capitale et sa foule fourmillante, bruissante – trop pour elle. Pensé avec délicatesse, ce personnage prend forme lentement avant de, brusquement, tomber sous la coupe de Marc, gourou du dimanche. Cette chute au sein du marasme, de la secte, arrive brutalement, mais reste plausible. La suite, par…

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