Pieces of a Woman, Kornél Mundruczó

Pamolico, critiques romans, cinéma, séries

Les phrases de ce film sont longues, s’étirent, courent sur plusieurs minutes comme des mots courraient sur plusieurs lignes : peu de points, de cuts. Le montage est discret, la caméra se meut lentement, tourne dans la pièce autour des protagonistes, puis se concentre sur les mains, les ongles vernis, la jugulaire qui pulse, les doigts bagués crispés ou alanguis. Pieces of a Woman ou la lente reconstruction d’une femme, son quotidien après une épreuve, un accouchement compliqué qui donne lieu à un éprouvant plan-séquence d’une demi-heure au début de la réalisation.Vanessa Kirbyest de toutes les scènes. Blonde, son anglais si british que l’on découvrait dans The Crown ici travesti et aux « r » marqués, pas ou peu maquillée après les faux cils de Margaret, sœur cadette d’Elizabeth II, l’actrice donne toute sa chair à Martha Weiss, sa fragilité explosive, sa fébrile remontée vers la lumière. Sa voix cassée…

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