Virgin Suicides, Jeffrey Eugenides

Pamolico, critiques romans, cinéma, séries

Virgin Suicides retrace davantage l’histoire d’une obsession que celle de personnages. Tout le roman de Jeffrey Eugenides repose sur une très nette opposition entre « nous » et « elles ». Le narrateur ne se nomme pas, il se contente de raconter ce que lui et son groupe d’amis ont vu. Il évoque l’histoire des Lisbon, famille de sept dont les filles se suicident toutes, les unes après les autres. Depuis la maison d’en face, les garçons observent, espionnent, à l’image du L. B. Jeffries de Fenêtre sur cour. Les cinq adolescentes semblent évoluer dans une cage ou dans un aquarium, scrutées par ceux qui fantasment sur ces cinq visages pâles auréolés de cheveux blonds, se confondant tous dans leur esprit de préadolescents aux hormones chatouilleuses. Elles vivent dans un huis-clos que le lecteur imagine étouffant, presque insupportable. Mises sous cloche peu à peu par leurs parents après la mort de la benjamine…

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