Thésée, sa vie nouvelle, Camille de Toledo

Pamolico - critiques romans, cinéma, séries

Quoi que l’on pense de ce livre, mélopée funèbre, ce n’est pas un roman. Il détonne donc dans le carré final du Goncourt, couverture jaune qui attire l’œil et interroge tout autant que le texte en lui-même.

Camille de Toledo rend hommage à son frère, ce frère aîné qui s’est suicidé en 2005, s’exprimant à la première personne mais se désignant aussi par « le frère qui reste » – par opposition au « frère qui se pend ». Il revient sur les générations qui les ont précédés, les lient à eux, à la manière d’un fil d’Ariane qui serait cette fois non pas libérateur mais empoisonné – la corde du pendu devenant celle qui enserre le cou du « survivant », qui le cloue au sol, l’empêche de bouger. L’arbre généalogique devient un labyrinthe, un labyrinthe d’où personne et surtout pas Thésée, « le frère qui reste », ne peut s’échapper. Se dégager de son…

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