Héritage, Miguel Bonnefoy

Pamolico, critiques romans, cinéma, séries

Là où Ceux qu’on aime de Victoria Hislop péchait par trop de longueurs et un déséquilibre temporel, Héritage de Miguel Bonnefoy pèche par trop de brièveté. La plume est poétique, imagée, les sonorités se font écho, à tel point que certaines phrases se rapprochent du vers transposé en prose. Le conte et le fantastique ne sont jamais très loin – l’auteur parvient à infuser son roman d’aérien, de fantaisie, juste suffisamment pour le rendre léger, poétique, éthéré. En toile de fond de cette fresque familiale décidément trop courte, le Chili, pays de tous les dangers. À chaque génération des Lonsonier, une guerre vient percuter les destins, heurter les rêves, briser une jeunesse. De Lazarre au début du siècle passé à Ilario Da sous Pinochet, une centaine d’années de douleurs et de pertes mais aussi de vol et de douceur duveteuse, entre plumes d’oiseaux et ailes de tôles. Héritage ou…

Voir l’article original 317 mots de plus

2 commentaires

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s