Kaddish pour l’enfant qui ne naîtra pas, Imre Kertész

La Page et la chambre - Brice Auffoy

Monologue plein de souffle et d’une énergie vitale paradoxale puisqu’il prononce une « prière » à un mort(-né), à un enfant refusé avant même une conception refusée, Kaddish pour l’enfant qui ne naîtra pas d’Imre Kertész est un court texte (150 pages) qui se lit en apnée, pour le seul plaisir de l’acte de lire la prose géniale d’un auteur qui a consacré son travail d’écrivain à affronter son passé de déporté (Auschwitz), de survivant (Auschwitz) et d’intellectuel qui prouve qu’on peut encore écrire après les camps d’extermination, qu’on peut encore penser après les camps d’extermination et qu’un ancien déporté (Auschwitz, Buchenwald) peut affirmer que, oui, Auschwitz peut s’expliquer. Car ce qui ne s’explique pas, selon Kertész, ce n’est pas Auschwitz, mais le bien, les hommes de bien (un instituteur qui dans un train en direction des camps lui donne sa part de nourriture quand il aurait pu, dans une logique toute…

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