Les impatientes, Djaïli Amadou Amal

Pamolico, critiques romans, cinéma, séries

Les phrases sont courtes, les dialogues, nombreux, les exclamations se multiplient sur la page – impatientes.

Djaïli Amadou Amal est camerounaise, comme Leonora Miano (Rouge impératrice), et peule. Le mariage forcé, elle sait ce que c’est puisqu’elle l’a vécu. Alors elle témoigne, elle raconte, tantôt au présent tantôt au passé, les impatiences et les douleurs calmées d’un Munyal désinvolte mais exclamatif, lassé mais exclamatif, excédé mais exclamatif. Patience. Ses trois héroïnes sont intimement liées par un homme ou un autre – demi-sœurs partageant le même père ou co-épouses. Les propos de Camille Laurens qui souligne qu’une « fille » ne se définit que par son père et son époux prennent tout leur sens ici, dans ce bref roman dépaysant. En Afrique, dans ce grand pays coincé entre l’Atlantique et le Nigeria, les femmes n’ont pas voix au chapitre. Leur vie, c’est celle de leur…

Voir l’article original 215 mots de plus

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s