Sale bourge, Nicolas Rodier

Pamolico, critiques romans, cinéma, séries

Les phrases sont courtes et simples à l’excès, épurées de tout effet de style. Les pages sont très blanches, à l’opposé des faits relatés – aller droit au but quitte à aérer les lignes, à élaguer. Le narrateur est un homme; il raconte au présent, il refait l’histoire, tente de comprendre sa mise en demeure, le déterminisme de sa violence. Son récit s’ouvre alors qu’il est encore enfant, en vacances avec sa fratrie, ses cousins, sa tante. Sa mère. Dès le début de ce premier roman, la violence suinte des mots. La pression morale, les gifles. Pierre est maltraité, même si le mot ne sera pas employé. Ils sont six frères et sœurs, c’est l’aîné. Ils sont scouts, catholiques, bien-pensants. Chez eux, on fait HEC ou Polytechnique. On réussit. On n’est pas homosexuel ou prof de philo. On brille en société. On ne dépare pas. Le…

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