La maison Golden, Salman Rushdie

Pamolico, critiques romans, cinéma, séries

Dans la famille Golden, il y a le père et les trois fils. Néron, Petiya, Apu et D. (ou Pétronius, Lucius Apuleius, et Dyonisos dans la version non-abrégée). Ils viennent tous les quatre d’un pays lointain, ignoré de tous lorsqu’ils débarquent à New-York, près des Jardins si chers au cœur du narrateur, alias René. En abandonnant leur terre natale, ils ont également abandonné leur identité au profit de noms romains, de nouvelles illusions se superposant aux précédentes et à celles à venir – mais certains aspects de leur personnalité ne peuvent disparaître, quel que soit l’endroit où ils fuient, rappel à l’hamartia du théâtre classique, à ce défaut de caractère et à cette fatalité. L’aîné est autiste, le second est artiste séducteur, le troisième a une identité sexuelle incertaine – comme autant de réécritures des destins de leurs homonymes, des fictions fondatrices de l’Histoire romaine. Quant au père, il…

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