La petite dernière, Fatima Daas

Pamolico, critiques romans, cinéma, séries

La petite dernière, plus qu’un roman, c’est un témoignage, une acceptation de soi tout en étant une remise en question. Chaque chapitre ou presque commence de la même manière, à la façon d’une imprécation ou comme un début répété des dizaines de fois, des faux départs multipliés à l’infini, une tentative de recommencer, d’effacer pour mieux réécrire l’histoire. L’histoire, c’est celle de Fatima Daas elle-même, Fatima, la «chamelle sevrée», Fatima, la sacrée. Fatima est musulmane et lesbienne. Elle ne comprend pas ce qu’elle est, le pourquoi des émotions qui la gouverne. Elle prie, elle ment, elle se rebelle. Elle se tait.

Entre prose et poésie prosaïque, Fatima Daas se confie, confie au papier ce qu’elle a toujours eu du mal à accepter, ce à quoi elle a tenté de remédier. Les phrases sont courtes; les sauts de ligne, fréquents. Cela forme une sorte de poème païen sur…

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