Autoportrait en chevreuil, Victor Pouchet

Pamolico, critiques romans, cinéma, séries

Elias est fils de magnétiseur. Depuis tout petit, cet héritage pèse sur ses épaules, il fait avec, endure les exercices imposés par celui qui l’élève. Il vit son enfance dans l’ombre, l’ombre des paroles de son père, de ses discours angoissants et peu compréhensibles, troubles, de ses diatribes sur les ondes scalaires, de ses prophéties inquiétantes et de ses absences dans la cabane au fond du jardin. Tout ce qu’il sait, c’est que ses ondes sont négatives, qu’il doit s’en «libérer», c’est qu’il a un brocard pour animal totem. Alors il peint son autoportrait en chevreuil, raconte, repense à son passé et le mêle au présent de sa rencontre avec Avril. Le temps qui passe a adouci les angles de sa mémoire, a poli les clichés vieillis qu’il repasse dans sa tête. Les brèves entrées datées du journal d’Avril prennent ensuite le relai, donnant une autre image d’Elias, de…

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