Les Coquins | Marion Fayolle

Les Petites Analyses

Il m’arrive de faire des promenades matinales quand la dernière fraîcheur de l’air annonce la chaleur à venir, quand le soleil n’a pas encore incendié ces malheureuses touffes d’herbes jaunies, et quand les seules personnes que je croise sont ces mémés asthmatiques qui se font promener par des chiens blancs, toujours trop petits, toujours pareils.

Mais ne vous y méprenez pas, cette routine de vacancier — ou de vieillard, à vous de trancher — est avant tout un sport moteur de précision ! Il faut savoir sortir sur la piste des sentiers balisés au bon moment, ni trop tôt dans la pénombre, ni trop tard parmi la foule. Prendre de la vitesse, la calvitie fouettée par le vent. Effleurer les trottoirs du bout de la semelle et rétrograder à l’approche d’étrons ralentisseurs. Arrive enfin la périlleuse succession de trois virages sous forme de boîtes à livres. La première ne contient…

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