Eva en août, Jonás Trueba

Pamolico, critiques romans, cinéma, séries

Eva en août a des accents rohmériens, la même indolence que Conte d’été – pèse sur lui la douce nonchalance du mois d’août. Jonás Trueba signe son cinquième long-métrage, cette fois issu d’une collaboration avec Itsaso Arana, également actrice principale de ce film. Elle lui permet d’enfin pénétrer un regard féminin, d’épouser une certaine sensibilité gracile. Eva se perd dans les rues madrilènes au gré du vent, s’égare pour mieux retrouver une vieille connaissance, par hasard, toujours, ou pour se heurter à une personnalité encore inconnue d’elle – mais plus pour longtemps. Peu loquace quand il s’agit d’elle-même, la jeune trentenaire a pourtant le don d’écouter ceux qu’elle croise, de les amener à lui confier leurs déboires. Alors seulement elle réagira en philosophant avec une emphase très espagnole pourtant jamais dénuée d’une certaine torpeur collante. Passant d’un film silencieux et statique, prompt à la flânerie…

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