Été 85, François Ozon

Pamolico, critiques romans, cinéma, séries

Été 85 déploie toute une palette de bleus, de l’azur du ciel aux chatoiements des vagues, du céruléen du denim au céleste passé d’un sweat délavé, de l’indigo de la nuit au saphir brillant des pupilles. Les autres couleurs apparaissent par éclats, taches de peinture qui rappellent une époque. La bande-son, voyageant entre The Cure et Rod Stewart, le jean et les tennis, les hauts informes et les cheveux trop longs – toute la jeunesse de François Ozon et des deux héros.

Les acteurs se détachent sur le coucher de soleil, les falaises normandes comme arrière-plan magistral laissant planer une menace inéluctable. La réalisation débute comme elle finit, révèle que l’impensable a eu lieu. À l’écran, Alex (Félix Lefebvre) a les yeux gonflés de larmes et de colère, et raconte sur un ton monocorde en voix-off éraillée qui dérange au début avant que le spectateur ne comprenne…

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