Journal de L, Christophe Tison

Pamolico, critiques romans, cinéma, séries

Journal de L, comme la passion de Humbert Humbert pour Lolita, est fait de « rouille et (de) poussière d’étoile ». Le rythme des mots, des sons, les résonances, les assonances, les couplets prosodiques, les rimes internes… Les paroles de Lolita, son journal sont semblables à une ballade sordide, à un conte qui finirait mal, comme ceux des frères Grimm.

En écrivant ce livre, Christophe Tison voulait proposer le point de vue de la victime, de la jeune et fougueuse Lolita, prise dans les griffes de l’ogre. Nabokov a choisi la perspective du bourreau, le « je » qui a tant fait jaser, a tant fait scandale à l’époque. De là, l’histoire était plus douce, moins crue, enjolivée, les arêtes si dures contre lesquelles se cognent la nymphette, étaient floutées, rendues presque molles par les mots intemporels, poétiques et lumineux de Humbert. Cette fois, pas de faux-semblants. L’innocence de l’adolescente, son espièglerie et…

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