Lolita, Vladimir Nabokov

Pamolico, critiques romans et cinéma

Le plus grand paradoxe de Lolita reste sans doute le gouffre qui sépare le thème – abject – de l’écriture – d’une poésie à se damner. Français et anglais, latin et quelques traces d’allemand s’emmêlent et nimbent d’une aura encore plus onirique ce texte – rêverie paradisiaque pour Humbert et cauchemar éveillé pour Lolita.

Nabokov choisit la narration à la première personne, il se glisse dans la peau d’un pédophile, parvient à donner sa vision du monde, à recouvrir du voile de ses névroses tout ce qui l’entoure. Humbert Humbert est détestable, il le sait lui-même, s’appelle à de nombreuses reprises «monstrueux», «araignée», évoque dans ce livre qui est construit à la manière d’un journal, ses séjours dans un (ancien) «sanatorium» (s’entend ici un hôpital psychiatrique).

“My web is spread all over the house as I listen from my chair where I sit like a wily wizard.” (chapitre 23)

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