Île, Siri Ranva Hjelm Jacobsen

Pamolico, critiques romans et cinéma

Île ou une autre pépite nordique, après Miss Islande. Le style de Siri Ranva Hjelm Jacobsen est d’une poésie rare. Les images et les métaphores se succèdent et adoucissent les arêtes des phrases courtes et brutes, les arêtes de la roche et des falaises, les crêtes d’écume. Des nuages flottent autour des mots, des nappes de brouillard nimbent ces pages d’une aura étrange, nostalgique, brouillant certains syntagmes, floutant les frontières entre présent et passé. La narratrice raconte ses grands-parents et l’exil, le départ des îles Féroé pour le Danemark. Elle raconte aussi sa perception à elle, celle qui représente la troisième génération, de ce départ, de ce déracinement. Ni de là-bas, ni d’ici, tiraillée entre deux cultures, entre deux terres, entre deux langages. Elle raconte ses retours à Suðuroy, ses ancêtres et leurs sourires un peu passés, ses flâneries, ses souvenirs réels et ses souvenirs…

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