La terre sans mots

Mots écrits

Il y aura des traversées en solitaire qui compteront.

Quand, dans la tourmente, la force des éléments en crise vous auront retiré le cap, et que, dans cette opacité d’eau et de sel, dans cette mer de larmes, il vous apparaîtra une île, une île de printemps, vous la nommerez Pâques – pourquoi pas – et comme cette terre sera toute habitée d’un peuple de pierre, un peuple enfin muet, vous aborderez.

Ainsi au terme de la folle traversée, anéantis de douleur et de lassitude, usés par la guerre que vous auront fait les vagues, surpris d’être vifs, vous vous allongerez sur le ventre de sable, de fleurs mauves et de fougères.

Là, vous vous moucherez avec Jacques dans les étoiles, vous vagabonderez sur l’azur, vous vous palperez, vous respirerez tant à gonfler vos voiles intérieures que la conscience en vous chavirera.

Dans cet état, vous trouverez des prières vierges…

Voir l’article original 191 mots de plus

2 commentaires

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s