Chanson douce | Leïla Slimani

Les Petites Analyses

Du matin au soir la vie urbaine semble être un enchaînement d’injonctions programmées qui se déclenchent à heure fixe. Réussir sa vie demande une soumission ordonnée qui commence dès potron-minet.

6h: le soleil n’a pas encore diffusé une esquisse de rayon que la lueur du smartphone déchire la nuit paisible de Monsieur Tout-le-monde et hurle son “réveille-toi !” quotidien. Réflexe de Pavlov oblige, l’humain s’exécute. Les yeux mi-clos, il pousse la porte de la salle de bain et appuie sur l’interrupteur afin de découvrir ce que va lui dire son beau miroir pour aujourd’hui. Rien de différent que la veille en somme: “rentre dans un canon de beauté!”. Il obéit et fait le nécessaire pour être socialement acceptable.

6:30: nul besoin de réveiller les enfants, ils sont déjà attablés dans la cuisine, les yeux rivés sur Netflix tout en mangeant des céréales trop sucrées mais bio…

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