Partir et revenir (Par les routes, Sylvain Prudhomme)

Pamolico : critiques, cinéma et littérature

L’écriture de Sylvain Prudhomme va droit au but. Pas vraiment de détours, d’embellissement quelconque. Straight to the point. Des phrases courtes, sujet-verbe-complément, et des énumérations. Des faits. C’est un style qui ne laisse que peu de place aux émotions, c’est très factuel. Les phrases sont trop courtes pour permettre aux sentiments d’y naître, de s’y développer et de croître, et pourtant il ne s’y passe pas grand-chose, dans ce roman, un peu à l’image de la chanson de Leonard Cohen, Famous Blue Raincoat que Sacha, le narrateur, évoque. Les personnages se tournent autour, valsent, changent de partenaire de danse, de manière assez romantique, poétique. Et c’est à peu près tout – un tout qui a séduit le jury du Femina 2019.

Sacha, écrivain, déménage et retrouve, par hasard, à V. celui que l’on pense être son meilleur ami de toujours, son ancien colocataire, perdu de…

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2 réflexions sur “Partir et revenir (Par les routes, Sylvain Prudhomme)

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