Bruges amoureuse

À la française ...

Bruges amoureuse

C’était un dimanche, vers les midi, à la sortie de la messe de Saint-Sauveur, que, pour la première fois, Joos Van Hulle avait aperçu Berthilde Smaal. Elle était blonde comme l’or de la châsse de Sainte-Ursule, très pâle, avec de grands yeux doux baissés toujours, des lèvres où s’éveillait un éternel et mystérieux sourire, et il en était tombé amoureux tout de suite.

Drame délicieux !… Lui qui jamais n’avait connu l’ennui, la peine de l’attente, les craintes, la défiance de soi, n’eut plus de repos. La tête pleine de chimères, il se surprit à vaguer par la ville, indifférent aux toiles commencées, fuyant son atelier. Il errait des après-dinées entières dans les environs du Dyver, non loin de la maison de la jeune fille, une vieille maison silencieuse, qui avait l’air de se pencher sur l’eau. Joos s’attardait à contempler les cygnes, dont les troupes lentes flottaient…

Voir l’article original 48 mots de plus

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s