Le ravissement des innocents Taiye Selasi

La viduité

Roman des non-dits, des sensations esseulées et surtout de tous les instants de chavirements, Le ravissement des innocents se révèle une fresque sensible et sombre, précise par son empathie. L’écriture de Taiye Selasi y brille comme une révélation, la construction de son premier roman entremêle avec maîtrise les émotions mal contenues de ses six protagonistes. Un ravissement.

Le ravissement des innocents s’ouvre sur une scène d’avoine. La prose de Selasi s’y impose d’emblée par son aptitude à saisir la beauté de l’aube de cet ultime instant. Il s’étire, impose ses souvenirs, ses regrets mais surtout ses apparitions. On se laisse porter par cette infinie dilatation de l’instant. Je goûte particulièrement ces romans où l’introspection impose sa temporalité et où il n’est alors nullement question d’imposer un temps réaliste, monté. Tout le roman se calcifiera sur ce temps suspendu. Toujours avec une belle précision et une ombre de lyrisme qui tente…

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