Sylvia Baron-Supervielle: Traduire est un mystère.

Lire dit-elle

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Traduire est un mystère. C’est une activité comparable à celle du miroir, de la fenêtre, du fleuve, des livres. Excepté que, au lieu de chercher à y voir notre visage, nous y découvrons le surprenant visage d’un étranger. Et, en même temps, nous découvrons que nous sommes étrangers comme lui. De sorte que pour entreprendre ce travail, il est nécessaire, secrètement, de se ressembler dans un espèce d’ailleurs.

Cette ressemblance n’est pas comme celle des jumeaux, au contraire ; elle retentit dans la poitrine comme un écho particulier, inconnu, à mesure que l’on tourne les pages d’un livre. La forme, la façon choisies par l’auteur sont essentielles dans la mesure où elles mettent en évidence son âme. Je traduis un auteur lorsque je tombe amoureuse de son âme. Le choix des œuvres à traduire est une histoire d’amour; le mystère étant toujours pareil et différent. Je suis deux et absolument…

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