« Peut-être pas immortelle » de Frédéric Boyer.

Lire dit-elle

9782818045671FS

Un jour de l’été dernier – le 21 juillet –, Frédéric Boyer a perdu Anne, la femme qu’il aimait et qui s’est noyée en portant secours à deux enfants. De ce malheur, nous parviennent de très belles pages qui n’appartiennent pas à la littérature de consolation.

Les mots ne font jamais revenir les morts, la littérature ne peut pas grand-chose pour ceux qui sont frappés par la perte et la séparation. Ils demeurent inconsolés parce qu’il n’y a pas de consolation. Devant le vide de l’arsenal rhétorique, les formules de condoléances lénifiantes, la vanité des définitions psychologisantes comme « le travail du deuil », il leur reste l’exil loin de l’être aimé, un monde vide et un moi tout aussi vide.

Ce vertige entre deux gouffres, Frédéric Boyer le livre en fragments, en notes pour des fragments, comme si le monde d’avant la catastrophe ne pouvait être saisi que par lambeaux dans l’effacement de l’espace…

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