L’arrière pays d’Yves Bonnefoy.

Lire dit-elle

La correspondance d’Yves Bonnefoy : on y trouve encore et toujours son idée de l’arrière-pays, qui est au fond sa grande idée, lui qui a tout fait pour en finir avec la suprématie des idées, en particulier contre Platon et son dualisme du monde intelligible et du monde sensible, qui, une fois christianisé, institue ce même dualisme entre Éden et péché originel. Anti-Platon est d’ailleurs le titre d’un de ses tout premiers poèmes (si ce n’est le tout premier, en 1947).

Yves Bonnefoy a tout de suite opté pour Plotin contre Platon, pour Plotin et son expérience de l’Un : « J’ai en esprit une phrase de Plotin – à propos de l’Un, me semble-t-il –, mais je ne sais plus où ni si je cite correctement : Personne n’y marcherait comme sur terre étrangère. » C’est sur ces mots qu’on ouvre ce merveilleux livre, l’Arrière-Pays, que Bonnefoy a…

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