Une langue au prix de l’écrit

Lire, écrire, parler

Ferdinand de Saussure, inventeur de la linguistique moderne, pose en principe la priorité de l’oral sur l’écrit. Une langue est parlée avant que de s’écrire. Cela s’entend pour toutes les langues, mais avec plus de force encore pour celles dont l’écriture alphabétique enregistre, non plus des concepts, mais les sons (ou phonèmes) dont la parole se compose.

Le français, pourtant, présente deux caractéristiques majeures qui tendent à faire de lui une exception.

La première est que, si nous isolons un énoncé de tout contexte, celui-ci contient moins d’informations à l’oral qu’à l’écrit.

La seconde est que, pour le texte du même énoncé, les signes phoniques qui le composent sont moins nombreux que les lettres qui l’écrivent.

Considérons la phrase « Elles chantent ». Il est facile de voir qu’elle contient, à l’écrit, 4 unités signifiantes (des morphèmes) qui sont <elle>, <s>, <chant>, <ent>, tandis qu’à l’oral, elle n’en contient que 2:…

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