« Comilédie » de Jacques Cauda.

Lire dit-elle


Les héros de ce roman hors-norme de Jacques Cauda sont deux fœtus jumeaux, le narrateur et son double, Sosie, particulièrement vifs et bavards, qui cherchent à se délivrer de leur mère par une voie singulière. Faisant fi du Noli tangere matrem dont se prévaut Lacan à la fin d’un texte célèbre, le terrible duetto coud le vagin maternel, comme l’adorable Eugénie de Mistival dans La philosophie dans le boudoir. Commence alors pour eux une longue odyssée les menant des lobes placentaires jusqu’à l‘« aureille senestre» en empruntant la veine cave ascendante, traversant le diaphragme, jusqu’aux épaules. C’est que, comme nul ne l’ignore, de Sade à Rabelais il n’y a qu’un pas. D’ailleurs, tout en préparant ce « À boyre! » qu’éructa Gargantua dès sa venue au monde (on boit beaucoup dans Comilédie), avant même d’être à l’air libre, les deux jumeaux se sont mis à causer, causer…

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