« Chambre simple » de Jérôme Lambert.

Lire dit-elle

téléchargement (4)Ils vivent au bord du monde, seuls, enfermés, dépossédés d’eux-mêmes ; la rumeur du dehors ne leur parvient plus qu’assourdie. Ils ont peur la nuit, comme de vieux enfants, « encerclés par la ville qui ne connaît pas sa chance, celle de la bonne santé et des corps souples ». On les appelle rarement par leur nom, plutôt par leur numéro de chambre, rangés derrière le terme générique de « patients » ou encore d’« allongés », comme dit Maxime, l’infir­mier trop sensible, lui-même surnommé Cœur de beurre. Les voix se succèdent, se répondent, se font écho. Soignants, malades et visiteurs composent peu à peu, comme autant de confidences à fleur d’émotion, le portrait impudique d’un hôpital immense, une ruche aseptisée, cloisonnée, hyper organisée, de couloirs sans fin et de services aux noms savants et terrifiants. Le texte est sec, précis, clinique, mais il vibre de mille mouvements…

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